Bricolages

La genèse d’une collection

Depuis mon enfance, je suis attiré par les couteaux. Le virus m’a pris quand j’avais 7 ans et que le facteur, que dont je guettais l’apparition tous les matins, m’a apporté un petit colis. Dedans, il y avait un petit « canif » (j’ai appris, depuis qu’on dit « pliant » dans le jargon). Je l’avais gagné en répondant à une question posée sur Radio Pirates, l’émission pour les enfants, que j’écoutais dans les années 80 en prenant mon bain. J’ai tout fait avec ce canif. Enfin, peut-être que mes souvenirs sont altérés par le temps. Mais je l’emmenais partout. Et puis je l’ai perdu (mon père l’a retrouvé 3 ans plus tard en tondant la pelouse).

L'étage des couteaux que j'estime bien manufacturés.

Depuis, j’amasse les couteaux. Les brocantes, les armuriers, les tiroirs des vieux amis de mes parents, j’ai souvent cédé.

J’ai aussi pas mal d’amis ou de connaissances qui ont contribué généreusement à ma couteaux-philie. Des pliants, des couteaux siciliens à greffer les mandariniers, des anciens couteaux à cran et manches en corne de daguet…

En grandissant, j’ai augmenté mon pouvoir d’achat, grâce à l’entrée dans la vie professionnelle. J’ai donc pu m’adonner à mon vice, ramenant systématiquement de chacun de mes voyages, un nouveau sésame tranchant. Bref, de quoi remplir les 4 étages de ma vitrine.

Chapitre 1

De la portabilité des pliants

Depuis mon premier pliant, ce que j’aime dans les couteaux, ce sont les couteaux que je peux porter. Dans le fond de la poche, dans mon sac à dos… Au cas où, il est là. Ma main s’est toujours portée sur des pliants, dans les vitrines des armuriers. J’ai collectionné des Laguiole, des LeThiers, des Nontrons, des Victorinox, des Spyderco.

Le couteau que j’ai finalement toujours avec moi, c’est un Opinel N°7 (le bon vieux Joseph ou ses descendants ne me donne pas un sou pour cette publicité gratuite).

Il y a quelque chose de magique, avec les Opinel. Bien sûr, c’est très bon marché. Mais surtout c’est très léger, ça coupe bien et ça s’aiguise extrêmement aisément. Et puis il y a la fameuse virole de sécurité… Un paroxysme de simplicité et de robustesse qui nous vient de Savoie. Belle digression.

Chapitre 2

De l’envie de palper

Les années passent et la carrière professionnelle suit son train, la plupart du temps derrière un écran de PC, jusqu’au jour où l’envie me prend de créer quelque chose de palpable de mes 10 doigts. La réalisation de couteaux s’est naturellement imposée comme hobby créatif. J’ai par chance pu découvrir sur le net, le site d’une forge de coutellerie, pas trop loin de chez moi.

Je prends contact avec le maître de forge, Mr Dirk Bourguignon (grande pointure du Damas en Belgique) et peu après me voilà embarqué dans un stage de forge d’un jour, d’ou je ressors avec ma première lame.

C’en était fait de moi. Depuis ce samedi-là, je suis tous les matins à la forge, dans une ambiance conviviale, avec d’autres couteliers hobbyistes, à discuter couteau et à battre l’acier.

2 responses to “Bricolages”

  1. fredruth says :

    Un petit lien … un peu kitsch mais impressionnant:

    Bises
    Fred

  2. LiO says :

    pour les fans de tranchage, je recommande chaudement les vidéos promotionnelles de Cold Steel

    Comme par exemple celle-ci : http://www.youtube.com/watch?v=_hfLZozBVpM

    Sinon tapez cold steel sur Youtube et vous serez épatés (ou écoeurés)

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