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Ma région, mon amour…

Je ne m’en cache pas, j’aime ma région. Ce n’est pas la plus riche. Ce n’est pas la plus visitée. Mais c’est ma région.

Finalement, peu importe où on habite, ce qui peut être riche, c’est le rapport qu’on entretient avec sa région, l’amour que l’on porte à son folklore, à sa nature, à son patrimoine. Ce qui apporte beaucoup, ce sont les échanges que l’on peut avoir avec ses habitants.

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Ici, c’est encore un pays où on dit bonjour à la cantonnade quand on penêtre dans un lieu publique (et je ne fais pas référence à l’arrière-train de l’homme au noeud pap’). Ici, c’est encore une terre qui a une histoire que les gens se transmettent accoudés au bar ou à l’étal du maraicher. Ici, on discute encore du temps, à la caisse de l’épicerie.

Alors je ne peux que m’alarmer quand je me rends compte de la gestion déplorable des deniers publics. En vrac : l’état des routes, les décharges sauvages, la détérioration des bâtiments publics, la fermeture d’entreprises, le vol avec effraction, etc. Les groupes folkloriques disparaissent, faute de moyens et de personnes à qui transmettre le savoir. Les agriculteurs, qui travaillent 7/7, qui n’arrivent plus à joindre les 2 bouts. Les collectivités locales n’ont d’autres choix que se défaire de certains de leurs collaborateurs (Ndlr : espérons d’ailleurs qu’ils les choisissent bien), avec la baisse de qualité des services qu’ils sont sensés offrir, localement comme fédéralement. Le régime linguistique et administratif d’une commune a plus d’importance aux yeux de ses dirigeants que le bien-être de ses citoyens: en voilà une idée bien saugrenue (et pourtant si belge)!

Restons positif. J’ai la chance de faire partie de deux instances associatives, et le fait d’être au contact de ces gens formidables, qui oeuvrent à la conservation d’un savoir-vivre rural, sans compter leur temps, fait chaud au coeur.

De l’utilité d’une Miss Belgique

Loin de moi l’idée de lancer une nouvelle polémique: le concours Miss Belgique a éveillé en moi quelque envie de casser du sucre.

A quoi sert une Miss Belgique ? A mon sens, à porter haut les couleurs de notre beau pays, à représenter la beauté made in Plat Pays et à se faire l’ambassadrice de charme d’un pays exangue. Pour ce faire, il me parait indispensable que la (belle) demoiselle ait quelque connaissance du pays dont elle entend promouvoir la culture. On en est bien loin, si l’on en croit l’interview de l’une des candidates 2012, Albana Berisha, au cours duquel le journaliste s’est amusé à lui poser quelques questions simples sur la Belgique. En voici une retranscription (au total, un score de 2/10 pour la nymphette) :

Question : Quel était le surnom de Eddy Merckx ?
Réponse : Euh … Je ne sais pas.

Question : Quel titre a remporté Alizée Poulicek au concours Miss univers ?
Réponse : Euh … Elle a été 15ème.

Question : Quel ville est célèbre pour ses gilles ?
Réponse : Euh. Je ne sais pas. Je vais quand même tenter : « Anvers » ?.

Question : Quel artiste bruxellois joue de l’Harmonica ?
Réponse : Je ne sais pas.

Question : Quels sont les prénoms des trois enfants de Albert II ?
Réponse : Philippe, Laurent et Astrid. [Ndlr : enfin une bonne réponse !]

Question : Qui a écrit « L’hygiène de l’assassin » ?
Réponse : Euuuh … Je ne sais pas.

Question : Qui est la dernière Miss Bruxelles à avoir été élue Miss Belgique et en quelle année ?
Réponse : Euh … Zeinep, en 2009. [Ndlr : 2ème et dernière bonne réponse !]

Question : Quelle bataille a été fatale à Napoléon et en quelle année ?
Réponse : Euh … Je ne vois pas.

Question : Quel est le nouveau nom de la Communauté française ?
Réponse : Je ne sais pas.

Question : Comment s’appelle le siège de la Commission Européenne, situé à Bruxelles ?
Réponse : Le Parlement ?

Alors ma question est la suivante: au delà des mensurations, quels sont les critères de nomination des candidates Miss Belgique ?

L’intégrale de l’interview sur le site de L’Avenir

Se faire sonner les cloches

Un métier peu connu en Belgique, et pourtant, il ravit souvent nos portugaises : le carilloneur. Rentrons deux minutes dans son monde.

La cloche possède une richesse d’expression insoupçonnée. Suivant la manière dont on l’utilise, elle produit un son différent. Les modes de sonneries constituent donc un langage particulier engendrant des émotions variées.

Source : Le langage des cloches  / Association Campanaire Wallonne asbl

Carillon, nom masculin : Série de cloches disposées de manière à fournir une gamme plus ou moins étendue, se prêtant à l’exécution de mélodies complètes.

A l’inverse des cloches ordinaires, que l’on met en branle en les balançant sur leur axe, celles du carillon sont assujetties d’une manière fixe à la charpente et frappées, soit à l’extérieur par des marteaux, soit à l’intérieur par le battant, qui est attiré par un système de tringles ou de cordes, elles-mêmes gouvernées soit par un clavier à main, soit par un tambour fonctionnant automatiquement.

Source : Dictionnaire pratique et historique de la musique

Qu’on se le dise, le belge aime ses cloches.

Le laxisme qui mène à la tragédie : le drame de Liège

Hier midi, un individu a lancé 4 grenades dans la foule à Liège, avant de tirer à l’arme de poing. 5 tués dont un enfant de 17 mois. Mais où va le monde ?

Ce n’est pas à l’adresse l’individu que je vitupère, mais bien à celle des pouvoirs publics. L’individu, d’origine magrehbine, était connu des services de police, avait déjà été jugé pour faits de moeurs et pour possession illégale d’armement (de guerre). Comment a t’il pu retrouver la liberté et surtout, comment avait-il toujours en sa possession autant d’armes ?

Autant de questions qui resteront sans doute sans réponse. On étouffera l’histoire et personne ne sera inquiété. Pourtant des personnes ont perdu la vie. Mes pensées vont tout partculièrement à la jeune maman qui a perdu son enfant de 17 mois.

Messieurs les politiques, bougez-vous l’arrière train, arrêtez de vous secouer la nouille pour des fariboles linguistiques et redonnez-nous un pays dont nous pourrons être fier !

Des pêtards américains pour nos policiers…

La FN vient de rater l’un des plus gros contrats de l’année: la commande de 20.000 MP9 destinés à nos amis à plumes.

En cette période de crise, il y a quand même lieu de se poser quelques questions sur les motifs rééls de ce ratage. Une commande qui aurait pu relancer la FN Herstal, ce fleuron européen de l’armement, a été passée à Smith & Wesson, pour motif de « fiablilité ».

Comment l’entreprise d’Herstal a-t’elle pu rater le coche ? Pourquoi les pouvoirs publics n’ont-ils pas poussé dans le sens de l’entreprise belge ? Autant de questions qui alimenteront sans aucun doute la presse dans les jours / mois à venir !

Le député wallon et sénateur de Communauté Richard Miller (MR) s’interroge : « Avec l’expérience qui est celle de l’entreprise liégeoise, on peut difficilement croire que des différences qualitatives puissent être telles qu’elles justifient le choix de l’arme américaine par les autorités fédérales. »

Sauvons nos marchés !

Un plaisir boudé par beaucoup de citadins, trop occupés à râler contre le trafic, celui de faire son marché, par un dimanche matin ensoleillé.

Qualité des produits, contact humain, rencontres de proximité et engagement dans la vie locale, ne serait-ce que pour ça, n’aurions-nous pas interêt à changer de mode de vie ?

Au lieu de passer notre temps à essayer d’éliminer les calories surnuméraires sur un tapis roulant,  en regardant l’abrutissante chaine musicale de télévision nous débiter les âneries de Jersey Shores, ou en écoutant une musique tonitruante à grands renforts d’iPod, pour ensuite galoper dans la première grande surface bondée et s’adonner au Gymkana des caddies, ne gagnerions-nous pas à allier l’utile à l’agrable en promenant au milieu des conviviales échoppes maraichères, avec des kilos de bons fruits et légumes au bout des bras ?