Du verre à la bulle ?

J’adore les coups de gueule, vous l’aurez remarqué… mais je sais aussi épingler les faits d’armes d’une belgique consciente de son environnement: les belges sont les champions européens du recyclage du verre !

Photo: Bruxelles propreté

Selon LeSoir:

En 2008, les Belges ont recyclé 96 % du verre ménager. La Belgique occupe ainsi la première place du classement européen, devançant la Suisse (95 %) et la Suède (94 %).

Het Laatste Nieuws et De Tijd, la Belgique se situe bien au-delà du seuil des 60 % fixé par une directive européenne. Ceci ressort des chiffres de FEVE, la Fédération européenne du Verre d’Emballage.

Les Européens ont jeté en 2008 environ 25,5 milliards de bouteilles en verre dans des bulles à verre, soit 11,5 millions de tonnes. Il s’agit d’une augmentation de 0,5 million de tonnes par rapport à 2007.

Le taux de recyclage en Belgique était en 2007 de 92 %.

Le recyclage de verre permet d’économiser à la fois des matières premières et de l’énergie. Les producteurs économisent 25 % d’énergie via le recyclage du verre.

Et bien, Bravo !

Laissez mes particules tranquilles !

Ce matin, tout comme hier, nous sommes en état d’Alerte Smog. Entendez par là une concentration de particules fines dans l’air supérieure aux normes acceptables.

Sans Modération Ouvrez les Gaz: SMOG

La cause ?

Cette importation de substances polluantes s’est faite sous la forme soit de particules fines proprement dites, soit de polluants primaires, comme l’oxyde d’azote, qui ont formé des particules, en s’agglomérant ou en piégeant au passage des molécules d’eau.

Selon LeSoir, d’après Philippe Maetz de la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine):

« les pics de pollution sont prévisibles plusieurs jours à l’avance car ils sont liés à des conditions météorologiques locales particulières, et on peut passer par une phase de pré-alerte. Cette fois, aux concentrations de particules nées d’une météo défavorable en Belgique se sont ajoutées celles provenant des pays de l’Est et poussées par le vent vers nos régions via les Pays-Bas et l’Allemagne. »

La réponse belge ?

La réponse à cette alerte, dans notre beau pays, est la limitation de la vitesse sur les axes routiers. 90km/h sur les autoroutes et 50km/h en ville. 419 panneaux SMOG sont installés sur le territoire de la wallonie et presque autant chez nos voisins flamands. Les bus de la TEC (Transports En Commun Wallons) sont gratuits. Des contrôles de vitesse sont même organisés pour vérifier que ces limitations soient bien prises au sérieux par nos fougueux automobilistes.

Résultat: 2.866 conducteurs (4% des conducteurs contrôlés) en excès de vitesse. La vitesse la plus élevée enregistrée était de 165 km/h. Hmmm… Voilà des citoyens bien conscencieux ! Enfin, il faut relativiser, selon laLibre:

La limitation de vitesse sur l’ensemble du pays est qualifiée par Touring de « ridicule et négligeable ». Pour Touring, la limitation de vitesse engendre davantage de pollution, la consommation d’un véhicule étant plus importante à 50 km/h qu’à 70. Et de plaider pour une solution plus générale de fluidité du trafic.

Une réponse adéquate ?

Au vu du nombre d’infractions aux limitations de vitesse et des encombrements générés par ces dernières, on est en droit de se demander si la réponse est adéquate au problème. Toujours selon selon laLibre:

Touring propose de s’inspirer du modèle mis en place en Hollande, où « ils travaillent pour réduire les émissions provenant de toutes sources de pollution et pas seulement pendant les périodes de smog. » La limitation de vitesse serait encore inutile, pour Touring, dans la mesure où le trafic en heure de pointe excède rarement les 90 km/h.

Ce que modère Philippe Maetz (Celine) dans un interview donné à laLibre:

« C’est un vieux débat », commente Philippe Maetz. « Il y a des arguments pour et des arguments contre. Cela dit, des études ont montré qu’une voiture diesel roulant à 90km/h émet environ 20 % de particules toxiques en moins qu’à 120km/h. Par ailleurs, une étude menée en Flandre a démontré qu’un million de personnes environ vivaient à moins d’un kilomètre et demi d’une autoroute. Réduire les émissions directes de particules, souvent très fines et très toxiques, directement émises par les automobiles est donc rentable. »

Et nous ?

Et puis ceux qui ne roulent pas en voiture, à 90km/h ou à 120km/h ? Et bien, je pense qu’il est plus que temps de penser à autre chose que son nombril et essayer de diminuer sa consommation énergétique, quelle qu’elle soit, et c’est tellement facile, avec des petits gestes du quotidien !

Tout petit la planète…

N’en déplaise à Plastic Bertrand, notre planète est aussi grande ou aussi petite que ce que notre cerveau est apte à appréhender.

Petit exercice de style, manipulation Photoshop, voici une planète bien petite, créée à partir d’une photo de ma région.

Hommage au Petit Prince

Pour ceux que cela intéresse, d’autres exemples de ce type d’exercice sont disponibles sur Flickr. Et ceux qui voudraient tenter l’expérience avec leurs propres photos panoramiques peuvent trouver un guide sur VirusPhoto.

Le marché du cannabis se porte bien en Belgique

Que les fumeurs de tout poils soient rassurés, du cannabis, il y en a encore beaucoup en Belgique. Et ce n’est la saisie de 1800 plants dans le Limbourg qui y changera quoique ce soit !

Consommation personnelle : un danger pour autrui ?

D’après Actu24.be:

14 personnes ont été arrêtées mardi dans le cadre de la vaste enquête menée par le parquet fédéral sur un trafic de drogue. Elles ont été placées sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction de Louvain.

Il s’agit – entre autres – de membres du « chapitre » anversois des Hells Angels et d’autres clubs de motards. Ils sont soupçonnés d’avoir cultivé et revendu du cannabis à grande échelle. Ils comparaîtront vendredi devant la chambre du conseil de Louvain.

Les 14 suspects ont été arrêté mardi dans le cadre d’une enquête qui avait débuté au printemps 2009. A cette époque, la police judiciaire de Louvain avait reçu une information à propos d’une plantation de cannabis à Diest.

L’enquête a mené les policiers jusqu’à une deuxième plantation, de 1.800 plants, à Hasselt. Dans les mois qui ont suivi, toute l’organisation avait été découverte.

Mardi matin, les membres des polices judiciaires de Louvain, Hasselt, Anvers et Turnhout ont investi une quinzaine de lieux dans les régions de Hasselt, Bourg-Léopold, Mol, Beringen, Heusden et Nieuwerkerken, ainsi que le local du chapitre anversois des Hells Angels et celui d’un autre club de motards. Les enquêteurs ont découvert des plantations de cannabis à Beringen, Heusden et Nieuwerkerken. Au total, ils ont trouvé un millier de plants. Lors des perquisitions, les agents ont saisi cinq armes à feu, des voitures, des motos, des ordinateurs, des documents et de l’argent.

Si on en croit les chiffres du Vif, entre dix mille et quinze mille personnes s’adonnent activement à la culture du cannabis en Belgique, il y a donc encore de la marge. Bon, et plutôt que d’emmerder le petit cultivateur qui se plante sa consommation personnelle, ne pourrait-on pas penser à traquer les chauffards qui sévissent sur nos routes et qui, à mon sens, sont bien plus dangereux pour autrui ?

Activité du dimanche : le vélo-neige

Quoi de plus gai que d’enfourcher sa bécane et d’aller pédaler dans la campagne enneigée ?

J'ai beau avoir mis la chaine, ça glisse...

Un peu de courage. Un peu d’audace. Il n’en faut pas plus pour aller s’amuser sur les chemins de remembrement de notre belle Wallonie. La piqûre du froid sur les joues, la roue arrière qui se dérobe sous notre auguste postérieur et que l’on rattrappe au prix d’efforts lombaires dignes du meilleur lumbago, le choix stratégique de la trajectoire, autant de petits plaisirs que l’on ne devrait jamais se refuser…

Et vous, vous en avez profité comment, de votre week-end blanc ?

A l’heure de la mal-bouffe…

Une fois n’est pas coutume, je voulais vous faire part de quelques expériences gastronomiques dans ma région … Bonnes ou mauvaises, celles-ci ne reflètent que mon opinion.

L'art de la table... en voie de disparition.

Je ne voudrais pas nuire à la santé économique de ma petite région, et pourtant ! J’aimerais simplement vous faire part, cher lecteurs, de mon désarroi fâce à la piètre qualité de la plupart des restaurants de mon terroir. Entre les produits à la fraîcheur douteuse et le service d’une lenteur tortuesque, mon coeur balance. Par où commencer ? Par un coup de gueule, bien sûr !

Messieurs les restaurateurs, cessez, je vous en prie, de nous prendre pour des cons! Si vous mettez des rigatoni 4 fromages à la carte, ne nous servez pas en douce des pennes 4 fromages en espérant que la consonnance italienne nous dupe ! Pas de bol, je suis italophone et aime les pâtes…

Messieurs les gérants, cessez de pratiquer des prix de restaurants étoilés alors que la cantine de ma société me propose des mets plus élaborés et plus frais que les vôtres, pour le prix modique d’un ticket restaurant !

Messieurs les serveurs, cessez de faire semblant de ne pas me voir lever la main pour demander un couvert qui aurait dû se trouver sur ma table depuis le début du repas et surtout au moment où mon plat est servi! A moins que vous me fassiez une réduction sur ce plat plus que tiède…

Messieurs les chefs, de grâce, inspirez-vous un peu plus de la bonne cuisine populaire du terroir, qui allie saveurs d’antan et produits frais, plutôt que de me servir de la nouvelle cuisine qui se noie dans un océan de sauce et où les carottes ont le gout de safran, et le safran le gout de carotte !

Et puis, s’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait, cessez de nous prendre pour des pigeons !

Voilà, je peux maintenant rayer le coup de gueule à la Jean-Pierre Coffe de ma liste…

Debout ! C’est moi qui vous paie !

On se demande pourquoi on les paie !! Vive la politique belge.

ZzzZzzZzz (Source: SudPresse)

Le Salon de l’Auto 2010

Une fois de plus, les atrophiés du membre pourront aller baver devant les grosses voitures rutilantes, à peine moins aguichantes que les hôtesses qui les présentent.

Vive le Salon de l’Auto, qui vient d’ouvrir ses portes à une horde de décervelés qui espèrent pouvoir palier à leur manque de confiance en achetant ce que J-M Bigarre appelle un « Aspirateur à Gonzesses ».

Euh, c'est la voiture qu'on vend ?

Sans vouloir lancer un pavé dans la marre, je me pose quand même la question suivante: le salon de l’auto ne s’inscrit-il pas en porte à faux par rapport au sommet de Copenhague ? D’un côté, des politicards ventripotents décident du sort de notre planète et arrivent à un pseudo accord sur la réduction des rejets de CO2, de l’autre, les constructeurs automobiles (qui pataugent dans une mélasse économique sans pareille depuis maintenant quelques années) essayent de rendre attrayants des gouffres à carburant sur roues, à l’aide de midinettes dont la seule ambition est de passer un jour à Nouvelle Star et de pouvoir ensuite présenter la météo sur RTL.

Seule lueur d’espoir, certains constructeurs se mouillent en nous présentant des voitures soi-disant « vertes » (ou « blue », pour VW), qui devraient ouvrir la voie aux voitures non-polluantes.

Mais quand on pense à la pollution engendrée par la construction même du véhicule, force est de constater que la voiture la moins polluante est celle dont on se passe !

Alors, en ce qui me concerne, je trouve que plutôt que de subsidier des entreprises automobiles agonisantes, l’Etat ferait bien mieux d’améliorer les transports en communs, et comme il y a beaucoup de boulot dans ce domaine, il doit certainement y avoir beaucoup d’emploi aussi à créer.

Mais je ne jette bien sur la pierre qu’à ceux d’entre-nous qui pourraient se passer d’une voiture et qui ne le font pas ou à ceux qui achètent plus gros que ce dont ils ont réellement besoin, pour épater la galerie… A bon entendeur…

Blanc dans le noir… Le sel de nos routes.

Ce matin,  j’ai, une fois de plus, bravé les éléments pour vous apporter un petit aperçu de notre quotidien, à nous, les campagnards…

Une fois le givre évacué du pare-brise et le moteur de la voiture un tantinet réchauffé, c’est l’heure du départ. Ce matin, comme tous les autres matins de ce beau mois de Janvier 2010, il fallait être très très prudent sur les routes. Comme dans beaucoup d’autres bleds de Wallonie, le marchand de sel n’est pas passé… Ce qui donne des routes plutot amusantes, quand on a le temps…

A moi le Rallye des 1000 lacs...

A moi le Rallye des 1000 Lacs

Ce qui m’amène à poser une question qui me semble pertinente: les épandages de sel, quant ils ont lieu, ont-ils un impact sur l’environnement ? Parce que, bon, on envoie des tonnes de Chlorure de Sodium sur les routes (15g/m², d’après la RTBF). Un fois le dégel arrivé, où s’en va ce sel (et ne me répondez pas « DTC », ce serait vulgaire !) ?

Si j’en crois l’excellent blog Pollution Miss Terre :

« A fréquence élevée et à fort taux d’épandage, le risque de contamination des nappes phréatiques, par migration des ions dans le sol, est réel. Selon Laurent Eisenlohr du CETE de Lyon, “un salage répété durant les 3 mois d’hiver sur une période de 15 ans peut générer une contamination permanente de l’aquifère par les chlorures”.
Suite au ruissellement, et par l’intermédiaire des réseaux d’égouttage, le sel routier se retrouve également dans les eaux de rivières. Ainsi, en plus d’affecter l’eau des nappes, les épandages peuvent avoir un impact sur la salinité de l’eau douce, or un écosystème ne peut survivre que dans des conditions environnementales strictes. »

Heureusement, celle-ci rajoute:

« Il faut toutefois noter que les hivers que nous connaissons sont particulièrement doux, et qu’ils font ainsi du salage un phénomène anecdotique en Belgique. Les quelques rares épandages sur nos routes n’induisent qu’une pollution marginale et ponctuelle, laquelle affecte peu en définitive, nos rivières et nappes phréatiques. »

Mais alors, que faire pour rendre nos routes plus sure en cas de grand froid ? La Région Wallonne a déjà pensé au problème, comme on peut le lire sur le site Autoroutes et routes de Wallonie :

En période hivernale, la concentration dans le sol des produits utilisés pour l’épandage (chlorure de sodium et chlorure de calcium) représente un danger de pollution.

Pour y remédier, une première solution consiste à diluer les sels par l’intermédiaire de bassins d’orage construits le long des autoroutes. Ils permettent de réguler le débit des eaux de ruissellement des chaussées tout en les épurant par la décantation des matières en suspension, la dilution des sels et la rétention des produits toxiques et des hydrocarbures. Cette épuration écologique requiert une architecture des bassins d’orage adaptée afin d’y assurer la présence d’une quantité d’eau minimale.

D’autre part, l’amélioration de l’efficacité des épandages doit également permettre une réduction des quantités de sels déversées. « Saler moins mais saler mieux », tel est l’objectif. Pour y arriver, il faut d’abord cibler au mieux les actions d’épandage, qui doivent être effectuées aux moments et aux endroits les plus adéquats. Ce contrôle s’inscrit dans le projet Météoroutes qui ambitionne d’optimiser les interventions hivernales par une meilleure connaissance des paramètres météorologiques. Par ailleurs, l’utilisation de nouvelles techniques contribuent également à cet effort. Ainsi, l’épandage mixte, qui consiste en l’épandage d’un mélange de sel et de saumure (eau fortement salée), permet aux fondants de mieux adhérer à la surface de la chaussée et de moins se disperser.

En ce qui me concerne, je pense que la Belgique pourrait s’inspirer de ses collègues européens du Nord, comme la Suède et la Finlande (qui sont, comme tout le monde le sait, des pays à climat tropical), qui ne salent pas. On y pratique la politique de la “route blanche”… Les conducteurs s’adaptent et mettent des chaînes ou équipent leur véhicule de pneus neige (une solution aussi évoquée par nos responsables politiques – Obligation pour tout conducteur de mettre des pneus neige). De plus, on parvient à rouler plus vite et plus sûrement sur une route enneigée que sur une “soupe saline en perpétuelle surfusion”.

D’autres idées ?

Y’a rien à faire, ça caille…

Qu’on le prenne comme on veut, ce n’est pas cette semaine que le thermomètre repassera la barre des 0 C° !

La neige me fait fondre !

Outre les très très jolis paysages bucoliques créés par la neige, les routes de wallonie ne sont pas les plus sures du royaume en cette période post-réveillonesque. Epandage inexistant, chasse-neige fantôme, il en va de la responsabilité de tout un chacun de ne pas finir en travers de la route et de ne pas bloquer le flot des naveteurs qui se rendent sur leur quai tant aimé. Alors, si le verglas vous fait peur, je vous en conjure, Messieurs les conducteurs du dimanche, laissez votre voiture à la maison et évitez de nous faire perdre notre temps !